Le Marathon des Sables

Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas cette course épique et historique, je vous dirais que c’est l’une des courses à pied les plus difficiles au monde. Rien que 250 km répartis en 6 étapes et 7 jours dans le désert du Sahara, au Maroc. Mon ami Juan Antonio, alias LocoJuan – Juan le fou, en espagnol-, collègue pendant tant d’années au karaté et aussi mon entraîneur de kickboxing, devenu triathlète depuis une dizaine d’années, a fait de son rêve d’enfance une réalité. Il y a couru cette course mythique dans le désert.

Cette édition n’était pas normale puisqu’elle était la 33ème. Et ce chiffre, en plus d’être un nombre magique, c’est mon âge actuel – appelé l’âge du Christ -, et c’est aussi le nombre montré sur le dos de Patrick Ewing dans la photo d’avatar que j’ai choisi pour illustrer ce blog-ci, celle action NBA historique.

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Juan Antonio m’a soutenu depuis le tout début de ma maladie. Depuis ce nuit là où nous nous sommes rencontrés accidentellement dans un restaurant et il restait perplexe parce que je ne me levais pas pour le saluer, ni à sa sœur Ani, ni à Román. Ce n’était pas surprenant: j’avais passé l’après-midi et la soirée aux urgences de l’hôpital de Bellvitge parce que je ne pouvais plus supporter la douleur. Nous nous sommes endurcis pendant des années à l’entraînement au karaté, surtout dans la maîtrise de soi et la gestion de la douleur – qui ne se souvient pas des coups de shinai sur les tibias-, mais cette chose dépassait mes limites. Nous nous sommes rencontrés par hasard, après avoir passé environ 5 heures aux urgences. Les béquilles au sol les ont fait penser que j’étais blessé, mais quand j’ai révélé ce qui se passait vraiment, leur expression faciale a soudainement changé. J’ai à peine réussi à retenir mes larmes.

Depuis que j’ai écrit le premier article sur ce blog, aucune autre personne n’a posté autant de commentaires favorables que lui: les statistiques ne mentent pas, hahaha. Dans l’ombre mais toujours là, comme il le dit d’habitude: “Je suis simple mais j’ai toujours un sourire sur le visage”. Comme de bons amis 😊

Il y a quelque temps, Juan m’a dit qu’il allait courir dans l’édition du Marathon des Sables de cette année, et qu’il voulait me rendre hommage. Il allait prendre avec lui un panneau avec le message #TODOSOMOSDANI -en français #TOUSSOMMESDANI- et le montrer à la caméra sur chaque ligne d’arrivée. Vous pouvez voir ci-dessous les documents qu’il a préparés pour la course.

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En plus, il m’a dit qu’il avait quelque chose à me donner, donc nous avons organisé un dîner avec Román, Emilio, et son frère Manolo. Nous avons ri en nous remémorant les bons vieux temps et aussi les contemporains, et LocoJuan m’a offert un cadeau qui m’a touché le cœur: un short comme celui qu’il allait porter dans le désert, avec la même inscription dont je viens de vous parler.

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Juan Antonio a parcouru 250 km au Sahara, avec de très hautes températures diurnes et très basses nocturnes (contraste thermique énorme), en transportant sa propre nourriture pendant 7 jours (autosuffisance), sac de couchage, tapis de sol, etc. Un poids total de 8 kg… cela peut sembler pas beaucoup, mais il devient important quand vous devez le porter pendant 7 jours. Les coureurs ne reçoivent de l’eau qu’aux points de contrôle et à la ligne d’arrivée, et une khaïma – une tente berbère – où ils peuvent se reposer et dormir. Je voudrais lui rendre hommage avec ce post. Un grand merci à Chus del Río Gabas pour ses textes, qui ont été très inspirants. Je voudrais que vous preniez un moment de détente pour le lire et regarder toutes les vidéos. De cette façon, vous serez en mesure de plonger dans cette grande aventure.

#ELLOCOENSABLES2018
#SOYEZHEUREUX
#FAITESHEUREUX

08/04/2018, Étape 1, 30.3 km

Celle du premier contact avec le désert

TIMGALINE – WEST AGUENOUN N’OUMERHIOUT

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Après quelques jours d’acclimatation et en passant tous les contrôles et certificats requis par l’organisation de la course, il était temps de commencer la course épique avec une étape de 30,3 km. Certains des 1014 participants inscrits n’ont pas réussi à accéder aux contrôles techniques pour des raisons différentes: blessures, maladies, engagements professionnels, etc. Même un compétiteur Suisse a dû être hospitalisé en raison d’une indisposition la nuit précédente, bien que, heureusement, il ait été récupéré à temps pour prendre le départ. LocoJuan a terminé l’étape à 03:32:51, se classant 159ème, 65ème de sa catégorie (vétérans de 40-49 ans), parmi les 977 participants qui ont pris le départ à 9h00. Le parcours incluait un peu de tout: cordon de dunes, terrain plat et sablonneux, plus tard pierreux et avec plus de dunes, avec quelques accumulations de roches. Il a terminé avec quelques ennuis mineurs qui l’ont hanté tout au long de sa préparation, mais il est également vrai qu’il a appris à vivre avec eux, 🙂

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Les participants de cette course se caractérisent par être des enfants adultes qui s’amusent, qui apprécient le plaisir de traverser ces zones désertiques, nourris par le désir de savoir ce qui se cache derrière les dunes, mais aussi en faisant face à leur fatigue, leur épuisement, et limites de leur propre corps. Ces limites sont atteintes très rapidement dans les conditions extrêmes du désert. Un coureur Français a déclaré à son arrivée :

J’ai des cloques sur les deux pieds, sur les arcades. J’ai été forcé de marcher 15 km. Pour l’instant je vais me reposer et ensuite j’irai voir les médecins.

Dans la catégorie masculine, les frères marocains Rachid et Mohamed EL MORABITY ont imposé leur rythme et Rachid a permis à son petit frère de remporter la victoire d’étape avec un temps de 02:11:30. Dans la catégorie féminine, c’est la Russe Natalia SEDYKH qui a pris le départ avec un temps de 02:38:47.

Étape 1 vidéo récapitulative

Et la première arrivée du LocoJuan !!!

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09/04/2018 Étape 2, 39 km

Celle d’accumuler des km et grimper un Djebel

WEST AGUENOUN N’OUMERHIOUT – RICH MBIRIKA
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La deuxième étape a été beaucoup plus dure que la précédente et a mis les coureurs dans le vrai enfer du désert: des tonnes de sable, grimpant et descendant le mythique et énorme djebel El Oftal et une chaleur étouffante due à une forte humidité … une telle étape était considérablement compliquée ! Il y a eu aussi les premiers abandons : 9 coureurs ont dit au revoir au désert. LocoJuan est arrivé à 05:48:25, en position 218ème (94ème de sa catégorie). Au classement général, il était descendu 34 positions et restait classé 193ème (80ème de sa catégorie), avec un temps total de 09:21:16. Les premières cloques sont apparues chez lui, mais ce n’était pas un problème pour continuer cet effort.

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Les coureurs plus expérimentés se sont jetés sur l’impressionnante pente du djebel alors que le sable se dispersait de leurs pieds, tandis que les coureurs les plus prudents prenaient des dizaines de minutes pour descendre la marche de 250 m, sous un soleil brûlant.

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Au Marathon des Sables (MDS), les concurrents habitués au camping se retrouvent chez eux, mais ceux qui séjournent habituellement dans des hôtels 5 étoiles peuvent se sentir quelque peu désorientés … Faire face à la vie sur le bivouac est la clé du succès dans le MDS, soit par aspects sportifs (récupération, nourriture, etc.) comme dans le plaisir personnel (amitié, environnement …). Dans une tente berbère ouverte aux quatre vents, un coureur britannique a déclaré :

La camaraderie dans la tente est fantastique … nous sommes vraiment une famille.

Au bivouac, les feux de camp – symbole de la rencontre et du rassemblement humains – sont généralement fendus devant chaque tente, mais la nuit précédente, au cœur du triple anneau de tentes, un énorme feu collectif réchauffait les âmes des 977 concurrents qui avaient terminé la première étape – un formidable moment de communion sous des milliers d’étoiles.

Concernant la nourriture, il y a beaucoup de variété : de ceux qui préfèrent manger froid, ou chaud, à ceux qui préfèrent les aliments lyophilisés ou mueslis … Pendant l’étape, il est essentiel de manger quelque chose : des barres de céréales, des noix, etc. Les glucides à absorption rapide (pour l’énergie immédiate) et les glucides à absorption lente (pour l’énergie à long terme) travaillent côte à côte pour permettre aux participants de finir l’étape sans perdre leur forme.

Dans la deuxième étape, Rachid EL MORABITY a déchaîné tout son pouvoir en terminant avec un écart de plus de 10 minutes avec son frère Mohamed (03:04:01). Dans la catégorie féminine, la Russe Natalia SEDYKH a également remporté la deuxième étape (03:56:08) mais a écopé d’une pénalité d’une heure pour n’avoir pas de sifflé sur son équipement (et c’est du matériel obligatoire). La classification était désormais menée par la Nord-Américaine Magdalena BOULET.

Étape 2 vidéo récapitulative

Et la deuxième arrivée de LocoJuan!!!

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10/04/2018 
Étape 3, 31.6 km

Celle de la double montée sans dormir

RICH MBIRIKA – NORTH EL MAHARCH
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La troisième étape était un peu plus courte que la précédente, mais très difficile, avec l’ascension de deux montagnes … En plus de cela, une tempête de sable s’est déchaînée pendant la nuit précédente et cela a tenu tout le monde en éveil presque toute la nuit. El Loco a gardé un rythme constant et a terminé à 04:36:58 (position 211e et 87e de sa catégorie). Malgré l’inflammation d’un tendon, il n’a perdu que 4 places au classement général (classé 197e et 82e dans sa catégorie) avec un temps accumulé de 13:58:14. Prenez en considération que ceux qui ont terminé l’étape avaient déjà parcouru plus de 100 km de pur désert, soit 40% du total du Marathon des Sables. 7 participants ne pouvaient plus continuer, ce qui, avec les 9 qui avaient déjà abandonné, faisait un pourcentage assez ridicule d’abandons (1,64%).


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En ce qui concerne les pros, les frères EL MORABITY ont continué à avancer régulièrement, Rachid arrivant avec un temps de 02:36:20. La première femme était la Russe Natalia SEDYKH (03:28:27), qui a réussi à réduire son écart, même si la pénalité semblait trop forte. La course était toujours menée par la Nord-Américaine Magdalena BOULET.

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Dans ce type de races extrêmes, il y a toujours des gens venant de n’importe où dans le monde qui se distinguent pour leurs vêtements (et pour leur freakiness). Je voulais vous parler d’un coureur japonais qui répond au nom de Yuya SHIMIZU, qui, portant ses geta, les sandales traditionnelles japonaises en bois, s’est embarqué dans cette aventure à travers le désert.
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Il a terminé cette étape en marchant avec son collègue “l’aubergine”, arrivant après 08h50:57, soit presque deux fois le temps de LocoJuan et plus de 6 heures que Rachid EL MORABITY. Mais il a montré une réelle détermination à finir la course: Bravo pour vous!

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Et encore une autre arrivée du Loco!!!

Dans le message que je lui avais envoyé l’après-midi précédent (je vous rappelle que, à l’arrivée, les coureurs reçoivent une impression de tous les messages reçus sur le site de MDS) je lui ai demandé de me faire une position Kyokushinkai devant le caméra … Et voilà, un moroashi dachi fantastique !!! T’es unique en ton genre, Juan!

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11-12/04/2018 Étape 4, 86.2 km

Celle sans fin

NORTH EL MAHARCH – JEBEL EL MRAÏER

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La longue étape … il suffit de regarder la distance à parcourir (86,2 km) et l’itinéraire sur la carte … Cependant, on ne peut pas avoir une petite idée de l’effort et de la souffrance des coureurs pour atteindre l’arrivée avant les 35 heures permises par l’organisation de la course. Le départ était dans l’ordre inverse du classement général de la journée précédente: le groupe des «plus mauvaises classées» a commencé à 8h15 heure locale et les pros 3h plus tard, à 11h15. Juan est parti dans le premier groupe et est arrivé aux petites heures, à 1:06 du jeudi, avec un temps de 16:33:23 (293e, 119e dans sa catégorie). A l’aube, il faut prendre en compte la distance restante à parcourir, la fatigue accumulée, l’obscurité – une simple lampe frontale pour éclairer l’immensité du désert -, le contraste thermique, le vent diabolique qui souffle habituellement à ces heures et l’art de orientation nocturne, pas vraiment les doigts dans le nez. De toute façon, LocoJuan l’avait compris. Après avoir surmonté un énorme obstacle, il ne restait que des miettes. Au classement général, Juan avait perdu 43 positions pour se classer 240e (102e de sa catégorie) avec un temps total de 30:31:37. Il était maintenant temps de se reposer et de reprendre des forces tout au long du jeudi 12 pour affronter la dernière longue étape.

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Pas même les multiples cloques sur ses pieds ont enlevé le sourire permanent sur son visage. Oui, les messages que nous lui envoyions chaque jour ont rendu parfaitement leur propos 🙂 Le vent était si violent que même Juan a perdu le panneau de #TODOSOMOSDANI pendant l’étape sans fin. Imaginez-vous courir derrière le panneau avec autant de kilomètres à parcourir encore. C’était dommage, mais les choses importantes d’abord.

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Rachid EL MORABITY a de nouveau vaincu la spéciale, avec un temps de 08:12:05, soit moins de la moitié du temps investi par mon ami LocoJuan. Cet homme est surhumain: il est parti 3 heures plus tard et a dépassé tout le monde, et vers 19h33 il prenait déjà son couscous dans son khaïma, mdr. Dans la catégorie féminine, la russe Natalia SEDYKH a payé le surmenage des jours précédents et a éclaté, alors la victoire d’étape a été pour la Nord-Américaine et leader du classement général Magdalena BOULET (10:29:58), qui était un candidat ferme pour la victoire finale.

À l’étape la plus difficile du MDS, la liste d’abandons a été élargie de 25 nouveaux registres, pour un total de 41 (4,2%). Ceux qui, comme Juan, sont arrivés “relativement tôt” pouvaient se reposer pendant tout la journée du jeudi, mais il y en avait d’autres qui marchaient ou couraient pendant plus d’une journée et atteignaient la ligne d’arrivée dans un état déplorable. La fermeture de l’étape a eu lieu jeudi à 19h15. TOUT LE MONDE s’est rassemblé autour de la ligne d’arrivée quelques minutes avant pour encourager le dernier coureur: le Britannique Mahmut HILMI, âgé de 70 ans, qui a pris 34:08:39 pour compléter les 86,2 km. Epuisé et penché sur le côté droit, dès qu’il a franchi la ligne d’arrivée, M. HILMI a fait un câlin avec Patrick BAUER, le directeur de course, et même Rachid EL MORABITY a montré son admiration. C’était une belle scène qui m’a fait lui envoyer un message de respect. Des gens comme M. HILMI sont une source d’inspiration pour beaucoup d’autres. Bravo!!

https://photos.app.goo.gl/iWVZazKv0abn96Vh1

13/04/2018 Étape 5, 42.2 km

Celle du dernier marathon

JEBEL EL MRAÏER – MERDANI

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L’avant-dernier jour, puisque la dernière étape consiste en 7 kilomètres obligatoires de solidarité pour tous les coureurs, LocoJuan a réussi à réaliser son rêve d’obtenir la médaille de finisher du Marathon des Sables 2018. L’un des tests les plus difficiles au monde était déjà dans son palmarès. Mes félicitations les plus sincères à toi, c’est une fierté et un plaisir énorme d’être ton ami. Pour cette étape-marathon, Juan n’a pas économisé d’énergie de secours. Malgré la tempête de sable (vous pouvez vérifier la visibilité presque nulle que les coureurs avaient sous ces lignes), Juan a tout donné, franchissant la ligne d’arrivée avec un temps de 05:02:28 et en 143ème position (57ème de sa catégorie). Il a rallié 17 places au classement général jusqu’au 223e, avec un excellent temps d’arrivée de 35:34:05. Lors de sa première participation à la course, se classer parmi les 250 meilleurs, malgré les blessures, est un exploit dont on peut être très fier.

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L’étape a été remportée par le Marocain Abdelkader EL MOUAZIZ avec un temps de 03:23:51. Rachid EL MORABITY a franchi la ligne d’arrivée seulement 8 minutes plus tard, s’assurant ainsi la victoire finale (la sixième de sa carrière, avec un temps total de 19h35’49): quelle bête! Dans la catégorie féminine, la victoire d’étape et la victoire finale étaient pour Magdalena BOULET, avec un temps de 04:19:39 et un total de 25:11:19.

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Patrick BAUER, le directeur de course, a personnellement accroché chaque médaille au cou des finisseurs et les a félicités, un par un. J’ai été très désolé après avoir su que parmi les 2 abandons de la journée il y avait l’honorable M. Mahmut HILMI. Cependant, c’était tout à fait normal en raison du temps de récupération inexistant qu’il avait avant cette étape.

14/04/2018 Étape 6, 7.7 km

Celle pour la solidarité

MERDANI – MERZOUGA

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La sixième et dernière étape a été l’occasion d’unir les valeurs de l’effort et de la solidarité dans cet environnement magique qu’est le désert. L’étape de la solidarité était un moment de célébration. Une dernière promenade de 7,7 km. Tous les coureurs en t-shirts bleues pour finir l’aventure, dire au revoir au désert et revenir à la civilisation. Juan a réussi à prendre la photo que je lui avais demandée par message : celle avec Yuya SHIMIZU et son collègue “l’Aubergine”. Ils sont géniaux!!

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J’espère que vous avez apprécié la chronique autant que j’ai aimé la faire. Juan, tu vas gagner beaucoup plus de fans que ceux que tu as déjà ! Merci beaucoup de m’avoir rendu heureux, quelle chance que j’ai ! Comme ta devise le dit #SOYEZHEUREUX #FAITESHEUREUX #TOUSOMMESDANI

 

Résumés de TV5MONDE

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One thought on “Le Marathon des Sables

  1. Ehi Dani, tu est vraiment trop fort!!!
    Ta passion pour les gens, que comme toi, savent trouver la motivation pour “sortir de leur zone confort” et se dépasser est incroyable!
    Grace a tes engageant narrations j’ai beaucoup apprécie suivre les exploits du mythique LocoJuan!

    Je suis sur que tu verras aussi la ligne d’arrivée de ta course épuisante.
    Ewing ignorait qui tu étais quand il s’est attaqué à toi… Tu est en train de lui montrer que il s’est trompé, tu seras le vainqueur car tu as énormément d’énergie positive et tu te donnes le moyens pour l’utiliser au mieux.

    Vamos Dani!
    Lorenzo

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